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Politique suisse

Politique suisse:




Député ou idéologue?

Quelle est la meilleure position pour influer sur la vie politique de son pays : conseiller national, ou co-fondateur de parti ? Un conseiller national obtient ordinairement son poste en s'appuyant sur un parti, en gravissant les échelons internes de ce parti, puis, une fois arrivé au Parlement, en se faisant le porte-parole des soutiens de son parti. Sa marge de manoeuvre est faible. Une indépendance trop poussée lui coûterait le soutien de son parti à l'occasion de l'inévitable, et désirée, réélection. La soumission des parlementaires aux mots d'ordre, et aux éléments de langage du parti à laquelle il appartient, est donc grande.  A contrario, un co-fondateur de parti détermine lui-même ce qui lui semble important en fait d'idéologie politique. Il bénéficie d'une liberté de parole, d'une autonomie de réflexion politique, énorme. Cela me convient fort bien.
La campagne, puis l'élection du 18 octobre, a légitimé notre action politique. Nous avions besoin d'un peu de confiance, d'un peu d'intérêt, de quelques encouragements. Nous les avons obtenus.
Bernard Antoine Rouffaer            20.10.2015



Remerciements

Les Indépendants vaudois remercient du fond du coeur les électeurs qui ont bien voulu accorder leur confiance à un parti vieux de 116 jours, et connu du public depuis 60 seulement. Ils les remercient de leur permettre de se déployer désormais dans la catégorie supérieure.
Ils apporteront rapidement une contribution supplémentaire à la vie politique nationale en proposant, entre autres, des solutions viables à la crise migratoire actuelle.
La possibilité nouvelle offerte aux  membres des Indépendants vaudois d'utiliser une plateforme politique de premier plan sera pleinement exploitée.
B.A.Rouffaer         19.10.2015



Electorat de l'UDC : raciste, xénophobe ou pas ?

Je pense que ceux qui votent pour la droite dure se servent des questions sociales comme d'un cache-sexe. Il y a beaucoup de gens modestes qui votent pour l'UDC. Des gens qui n'ont pas intérêt à perdre un certain soutien de l'Etat. Et qui ne devraient pas soutenir les déclamations anti-pauvres des têtes de file de l'UDC. Et pourtant, ils soutiennent ce parti.
Il doit y avoir autre chose, quelque chose de plus profond qu'une simple question d'argent, qui oriente leur inclination politique. Ces votes expriment probablement une irritation devant une offense au sentiment territorial. C'est vraisemblablement l'instinct du territoire qui parle.

Il y a peu de véritables racistes ou d'authentiques xénophobes dans ce pays. Qui croit encore, de nos jours, en Suisse, que TOUS les noirs sont inférieurs, ou que TOUS les Arabes sont fanatiques ? La généralisation est consubstantielle au racisme. En tout cas, moi, je n'en ai pas rencontré (à part les membres d'un ou deux partis d'extrême-droite ... et encore).
Je ne compte plus les gens "à conscience de gauche", électeurs verts ou socialistes (militants même), ou centristes, ou nés à l'étranger, ou étrangers eux-mêmes (y compris d'origine moyen-orientale...et musulmane) qui m'ont avoué leur peur, leur angoisse devant cette vague migratoire subite. Et devant les conséquences d'une intégration éventuellement ratée. Ainsi que leur colère devant le piètre aspect de nos villes.  
Je pense que les intellectuels et moralistes de ce pays n'ont pas assez réfléchit à cet aspect de la question.
Bernard Antoine Rouffaer                   22.10.2015


Campagne politique pour l'élection du Conseil national : trois obstacles franchis

La campagne est terminée. On dépouille demain. Pour nous, Indépendants vaudois, petite formation nouvelle dans le canton de Vaud, quel sera donc le résultat ? Je dirais : qu'importe. L'important, cette fois, n'est pas réunir un nombre important de suffrages, mais de réussir à s'inscrire dans le paysage politique. Nous avons d'ors et déjà franchi les trois obstacles majeurs qui se dressent sur la route d'un groupe politique nouveau. Soit : la constitution d'un programme, le financement d'une campagne, la planification et la réalisation de cette campagne.

Les 21 points de notre Programme, visible sur notre site web, et commentés, argumentés et chiffrés dans « Une voie suisse, contribution au programme politique des Indépendants vaudois » (A-Eurysthée, 2015, 112 pages), de même que les « commentaires personnels » et les « propositions personnelles », visibles sur ce même site web, écartent de nous l'accusation si souvent portée envers les petites formations politiques : l'inconsistance programmatique.

Faut-il de l'argent, beaucoup d'argent, pour réussir en politique ? Peut-être. Imprimer son visage sur des tonnes de plastique et en polluer l'environnement suffit-il pour convaincre l'électeur ? Peut-être. Nous, Indépendants vaudois, avons choisi la voie de la sobriété et de l'indépendance. Pas de sponsor, pas de lobby, pas de grosse enveloppe glissé sous la table, pas de promesse à de riches industriels ou de plantureux promoteurs. Nous avons payé notre campagne de notre poche, et nous n'y avons pas laissé notre chemise. Comment ? En étant efficaces, concurrentiels, engagés. En cherchant les meilleurs prix, en faisant nous-même ce que tant d'autres délèguent à des prestataires extérieurs.

Organiser une campagne politique est une affaire longue et complexe : paperasserie, délais, signatures de parrainage, planification, composition graphique des affiches, impression, gestion des humeurs, prises de position politique, préparation d'interview, récolte de renseignements auprès des communes, animation sur les réseaux sociaux, réception et ventilation du matériel, distribution, pose, contact avec l'électeur, ...  Nous nous en sommes plutôt bien tirés.

Le franchissement de ces trois obstacles nous ouvre la voie. L'avenir nous appartient.

Bernard Antoine Rouffaer         17.10.15        




Débat public à LaTélé sur les relations Suisse-Europe et le « 9 février »

Le débat (à 9 intervenants, dont votre serviteur) sur les relations Suisse-Europe, LaTélé, mardi 8 septembre 2015. J'interviens tout à la fin, en rappelant combien cette zone Schengen, à l'origine de la votation du 9 février 2014, est menacée par trois forces incontrôlables: la crise de la zone euro, les migrations de masse et le terrorisme. J'y indique de Merkel et Sarkozy ont évoqué, chacun, la possibilité d'une renégociation des conditions d'applications de la zone, ce qui, le cas échéant, permettrait à la diplomatie suisse de renégocier favorablement notre participation.
(La décision du présentateur de me donner la parole à la fin de la séance a sans doute été provoquée par le court texte, demandé 12 heures à l'avance aux débateurs, et indiquant les grandes lignes de nos positions. "Tout dépendra du sort de la zone Schengen. Laquelle est entre les mains de trois forces absolument hors de contrôle: la crise de la zone Euro (auto-générée: dettes d'Etats, désindustrialisation, politiques d'austérité, chômage et migrations internes, dévitalisation de certains pays de la zone), le phénomène migratoire venant du Sud (se jouant des mers et des frontières, alimenté par des éléments issus d'une masse humaine de, au moins, 1500 millions d'individus), l'idéologie islamiste et ses pratiques terroristes."   Bernard Antoine Rouffaer



SUR L'ALLIANCE NATIONALE DES VERTS ET DES VERTS-LIBERAUX.

On annonce, au niveau suisse, une alliance entre les Verts et les Verts-libéraux. Ce changement tactique s'est produit après l'aveu de la direction des Verts que les seuls alliés nationaux de circonstances, sur les questions d'écologie, se trouvaient être les Verts-libéraux. J'approuve un tel rapprochement. Le PVL est, pour l'essentiel, en Suisse alémanique, fidèle à l'orientation désirée par ses fondateurs zurichois.
Tel n'est pas le cas en Suisse romande. Dans les cantons de Genève et, tout spécialement, de Vaud, la politique du PVL ne doit être regardée que comme une version allégée de celle du PLR. Un « PLR light ». Qu'il s'agisse de son personnel dirigeant, de ses inclinations idéologiques ou de ses actions sur le terrain, tout indique que l'idée verte-libérale y a été détournée de son but premier pour servir des intérêts étrangers à l'écologie. Ce à quoi on a affaire, en Romandie, c'est à un coup de peinture verte appliquée à des politiciens de la droite traditionnelle. Et les électeurs à sensibilité écologiste sont prié d'en être dupe.

Bernard Antoine Rouffaer                     27.11.2014